Inscription à notre newsletter

Recevez toutes les informations importantes directement dans votre boite mail. Cliquez ici

Partager cette actualité
Le 24 août 2026

Le marché de l'immobilier ancien poursuit sa phase de stabilisation entamée depuis plusieurs mois. Volumes de ventes, prix, financement : voici les principaux enseignements à retenir.

Des transactions toujours dynamiques, mais un rythme qui ralentit
Sur les douze derniers mois à fin mai 2026, environ 949 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées en France, soit une progression de 5,7 % sur un an. Cette croissance ralentit toutefois mois après mois : l'évolution annuelle est passée de +11,4 % fin février à +5,3 % fin avril. Il ne s'agit pas d'un retournement de tendance mais d'un retour à la normale, le marché semblant se stabiliser autour de 950 000 transactions annuelles — un niveau porté par des acquéreurs utilisateurs plutôt que par une logique d'investissement.
Les acheteurs prennent davantage de temps pour finaliser leurs projets : négociations plus soutenues, exigences documentaires renforcées et arbitrages budgétaires plus fréquents, sans pour autant renoncer à leurs projets.

Des prix globalement stables
Au 1er trimestre 2026, les prix des logements anciens progressent de seulement 0,2 % sur un an en France métropolitaine :
• Appartements : +0,6 % sur un an
• Maisons : -0,2 % sur un an

Les tendances régionales restent contrastées :
• Île-de-France : hausse pour le troisième trimestre consécutif (+0,6 % au 1er trimestre), tirée par les appartements (+1 %), tandis que les maisons continuent de reculer (-0,4 %)
• Province : quasi-stabilité (0 %) après quatre trimestres de hausse
Les projections issues des avant-contrats laissent entrevoir une quasi-stabilité à fin juillet 2026 (-0,6 % sur un an), portée principalement par les maisons.

- Zoom sur Montpellier
À fin mars 2026, le prix médian au m² des appartements anciens à Montpellier s'établit à 3 260 €, en hausse de 1,6 % sur un an. Le prix médian des maisons anciennes de l'agglomération atteint 403 800 €, en progression de 3,9 % sur un an — une dynamique locale plus soutenue que la moyenne nationale.
Financement : des taux stables, un rôle toujours central pour les banques
À fin avril 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) reste stable à 3,22 %. Malgré le relèvement des taux directeurs par la BCE, les établissements bancaires continuent d'accompagner les projets d'acquisition, limitant pour l'heure les effets du resserrement monétaire sur le marché.

Le marché du neuf, toujours sous tension
Le secteur du logement neuf reste confronté à des difficultés structurelles : mises en chantier insuffisantes, cadre réglementaire peu lisible et absence d'un dispositif d'incitation fiscale général. Cette situation renforce le rôle central du parc ancien dans la réponse aux besoins en logement.
Une actualité législative qui concerne directement le notariat
La loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, promulguée en juin 2026, renforce l'encadrement des cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière (notamment les SCI). Le nouvel article 1865-1 du Code civil impose désormais, à peine de nullité, que ces cessions soient réalisées par acte authentique notarié, par acte contresigné par un avocat, ou par un acte d'un expert-comptable dans le prolongement direct de sa mission.
Cette réforme conforte le rôle du notaire dans la sécurisation juridique de ce type d'opérations et renforce la lutte contre le blanchiment de capitaux, en rapprochant ce régime de celui des mutations immobilières classiques.

En résumé
Le marché immobilier ancien semble avoir trouvé un point d'équilibre : des volumes stabilisés autour de 950 000 transactions annuelles, des prix quasi stables et des conditions de crédit qui restent accessibles. Les prochains mois seront moins marqués par une accélération du marché que par la préservation de cet équilibre, dans un contexte encore sensible à la confiance des ménages et aux évolutions réglementaires et économiques.

Référence: 

Note de conjoncture immobilière n°72 – juillet 2026, Conseil supérieur du notariat / Notaires de France